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  Les Artisans mosaistes et décorateurs
Gérard Ansart
Gérard Ansart est un mosaïste de renom que l’on connait bien en Picardie pour avoir participé à la reconstruction de nombreux monuments détruits par la grande guerre, mais aussi un vitrailliste ayant de nombreuses œuvres majeures à son actif. Notons à ce sujet des verrières de Coullemelle dans notre proche voisinage.
 
Pascale Touzet, dans son ouvrage « L’art sacré entre les deux guerres, aspects de la première reconstruction en Picardie », nous le présente ainsi :
« Gérard Ansart se qualifiait lui-même d’architecte décorateur. Son domaine d’intervention est celui de l’art sacré de l’entre-deux-guerres aux années 1980, essentiellement dans le département de la Somme. Il est issu d’une famille qui s’est illustrée depuis longtemps dans les milieux artistiques et historiques amiénois, ce qui explique peut-être qu’il ait davantage été occulté par la célébrité de ses ancêtres que porté par cette grande lignée d’artistes. Il est en effet l’arrière-petit-fils d’Aimé Duthoit (1803-1869), l’un des deux célèbres frères, sculpteurs dessinateurs, qui dans le courant du XIXe siècle ont déployé leur talent d’« imagiers » du Moyen Âge, comme les qualifiait Viollet-le-Duc. La fille d’Aimé Duthoit, Marie (1839-1917), et son époux Paul Ansart, eurent deux fils, dont Pierre, architecte, le père de Gérard ».
 
Gérard Ansart considérait son père comme son véritable maître ; Il était spécialisé dans l’art sacré, mais aussi proche de l’art déco. Ensemble ils sont les fondateurs, en 1925, du « Groupement Notre Dame des Arts » à Amiens.
 
Parmi ses œuvres majeures, parlons du chemin de croix de l’église de Coullemelle, des décors des chapelles funéraires de Chepoix et de Guiscard, de la réhabilitation des vitraux de l’église Saint Rémi à Amiens. Nous n'oublierons pas non plus les mosaïques de la jolie petite église de Grivillers qui a déjà été présentée dans nos pages.
 
 
Jean Gaudin ( 1879-1954)
Jean Gaudin a pris la succession de son père Félix, connu pour ses restaurations de vitraux anciens.
Il a bénéficié de structures bien établies, mais rapidement a su faire valoir ses qualités, mais aussi se démarquer de l'ascendant familial.
 
A la suite de la grande guerre de nombreuses et importantes commandes de restauration de vitraux ont été prises par son atelier, en particulier pour les cathédrales d’Amiens, Noyon, Soissons.
 
A cette période, Jean Gaudin s'est penché sur la mosaïque de verre qu'il mettra au point et qui plus tard le conduira à la technique de la dalle de verre, toujours employée.
 
Dans notre proximité, on peut admirer ses mosaïques à l'église de Coullemelle et de Grivesnes, mais aussi ses verrières à Bus la Mézière, Dancourt, Fignières, La Boissière.
 
Nous avons classé cet artiste comme mosaïste, mais comme vous pouvez le voir, il pourrait être considéré comme verrier. Rappelons-nous cependant que ces deux techniques sont assez proches, et peuvent se confondre. Ceci nous montre de plus l'éclectisme de ces artistes de la reconstruction, ainsi que leur capacité inventive dont nous pouvons maintenant nous régaler.