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  Antoine Galland (1646-1715)
Antoine Galland dont la statue orne la place du village de Rollot y est né autour de l'année 1646, fit des études au collège de Noyon, et dès ses premières années, apprit le grec, le latin et l'hébreu. Après de brillantes études secondaires, il gagna Paris, fut élève au Collège de France où il put se perfectionner en grec ancien et aborder les langues orientales.
 
Devenu bibliothécaire et secrétaire du marquis Charles Marie François de Nointel, il l'accompagna à Istanbul où celui-ci avait été nommé ambassadeur, et le suivit au cours de ses déplacements en Grèce, en Asie Mineure, en Palestine, en Syrie.
C'est alors qu'il acquit de nombreux objets d'art, des manuscrits anciens, des médailles, et qu'il put apprendre le turc, le persan et l'arabe.
Il refera au moins deux autres voyages en empire ottoman, entre 1678 et 1688, à la suite de quoi il fut nommé antiquaire du roi. En 1701 il deviendra membre de l'académie des médailles, et professeur au Collège de France en 1709. Sa seule passion fut l'étude et la recherche, au point qu'il ne se maria pas et n'eut pas de descendance.
 
Il mourut à Paris le 17 février 1715, et fut enterré au bas de l'église Saint Etienne du Mont.
Son testament mentionnait que, n'ayant pas de parentèle connue, il léguait tous ses biens (fortune, écrits et collections), au roi, à l'académie, et à la bibliothèque royale.
Son œuvre la plus connue est sans conteste la traduction des contes des "Mille et une nuit" qu’il a publiée entre 1704 et 1717.
 
Certains pensent qu’il aurait pu en rédiger une partie lui-même à partir de récits de son assesseur syrien, un chrétien maronite originaire d’Alep nommé Hanna Diab et que, pour embellir le personnage de Shéhérazade, il aurait pu s’inspirer de madame d’Aulnoy et de la marquise d’O à qui il offrit les manuscrits de ses traductions.
Dans son ouvrage, il adapta le texte aux valeurs de son époque, en omettant les éléments vulgaires ou érotiques, et en y insérant la galanterie du temps.
Son édition connut un succès rapide, fut traduite dans les autres langues européennes, et on peut penser que ce phénomène littéraire fut en partie responsable de l’engouement pour l’orientalisme en Europe.