Logo
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Champs de bataille autour de Montdidier CANTIGNY & GRIVESNES
 
CANTIGNY
Le village de Cantigny, situé à 5 Km de Montdidier est un site remarquable, en ce sens qu'il est le premier lieu où les troupes américaines furent engagées dans le conflit.
C'est à la première division, la "Big red one" que fut confiée cette tâche. Les combats se déroulèrent du 7 au 8 avril et furent féroces. Plus de 1100 soldats américains furent tués, blessés ou portés disparus.
Sur le site des combats, il ne reste que peu de choses, mais il existe un musée privé, celui de Mr Joseph Lefever qui mérite toute notre attention et admiration, et 5 monuments américains pour rappeler ce fait d'armes.
Sachons enfin que dans le cadre de ce musée, et avec l'aide d'anciens combattants, est organisée chaque année une célébration de souvenir le jour de "l'Indépendance Day".
 
 
GRIVESNES
Grivesnes est le village le plus à l'ouest atteint par l'offensive Allemande de mars 1918. Elle sera bloquée le 31 mars, mais il faut savoir que cette attaque se poursuivra jusqu'au 9 mai, date à laquelle le parc du château est définitivement repris.
Plutôt que de raconter, laissons parler les combattants :
 
Les Français
Le 26 mars, Fayolle déclare : Le front est sur le point d'être rompu, on ne peut pas reculer indéfiniment, il faut se faire tuer sur place.
Pelle au 5° corps : il faut tenir coûte que coûte sur les positions actuelles. L'honneur de chaque chef militaire y est engagé.
Foch à Pétain : Il n'y a plus un mètre de France à perdre.
Foch à Gough : Il ne peut plus y avoir de retraite, les positions doivent être tenues à tout prix.
Pétain à la troupe : cramponnez-vous au terrain ! Tenez ferme ! Les camarades arrivent ! Soldats de la marne, de l'Yser et de Verdun, je fais appel à vous : Il s'agit du sort de la France.
Le 29 mars, le colonel Lagarde : Je suis dans le château, j'y tiendrai jusqu'à la mort.
 
Le 30 mars, le général Penet : Sur tout le front du 6° C A les troupes ont, dans la journée du 30 mars, résisté aux nombreuses et violentes attaques exécutées par l'ennemi qui a subi de lourdes pertes. Le général commandant l'armée leur en exprime toute sa satisfaction. Le général commandant la 12° D I est heureux de transmettre ce message, adressé aux troupes sous ses ordres y compris le 19° BCP qui ont hier repoussé si brillamment les assauts furieux des allemands.
Le 31 mars, le général Debeney : La journée a été bonne.
Le 1 avril, le général Fayolle : Il n'y a pas une heure à perdre pour préparer de nouvelles attaques.
Georges Clémenceau, président de la république vient sur place pour voir « ce qui se passe du coté de Grivesnes »
 
Les Allemands
Ludendorf à Hindenbourg : La lutte sera formidable ; elle exigera beaucoup de temps, elle sera dure.
Grivesnes est la clef de la position française et doit être enlevée à tout prix, la garde ne restera pas sur son échec, l'assaut sera donné par des régiments frais.
Le kronprinz impérial à ses troupes : Les cloches de Pâques sonneront pour la victoire... il faudra obtenir la brèche définitive indispensable au destin de l'Allemagne
 
Le 25 avril : Le 350ème reçoit la fourragère aux couleurs de la croix de guerre, et la citation suivante :
« Sous le commandement énergique du lieutenant-colonel Lagarde, a repoussé, le 30 Mars 1918, cinq assauts furieux de la Garde allemande et a soutenu victorieusement, le 31 Mars, le choc d'une nouvelle attaque d'une violence extrême. Submergé sous le nombre, cerné dans un village que les vagues d'assaut ennemies avaient complètement dépassé, le 350ème régiment d'infanterie a lutté héroïquement pendant plus d'une heure, permettant le déclenchement des contre-attaques que son chef avait préparées d'avance et qui ont permis de reprendre, après une lutte des plus âpres, la position qu'il avait reçu l'ordre de tenir coûte que coûte ».